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Les Figures de l’ombre, une histoire vraie qui fait du bien !

CINÉMA — Basé sur le livre de de Margot Lee Shetterly , Les Figures de l’ombre nous raconte l’histoire vraie de trois femmes afro-américaines qui ont travaillé pour la NASA dans les années 1950 et 1960. Elles ont servi de calculatrices humaines, effectuant des tâches complexes de mathématiques et d’ingénierie, aux côtés de plusieurs des plus grands esprits de l’histoire, pour aider à lancer le programme spatial de vols habités, notamment en envoyant l’astronaute John Glenn (joué par Glen Powell) en orbite et en garantissant son retour en toute sécurité

Katherine Johnson (incarnée par Taraji P. Henson) , Dorothy Vaughan (sous les traits d’Octavia Spencer ) et Mary Jackson (jouée par Janelle Monae ) sont toutes des femmes brillantes qui sont arrivées comme « calculatrices humaines » au sein du centre de recherche de la NASA à Langley en Virginie. Rappelons que l’état de Virginie n’a alors pas reconnu l’égalité des droits pour les gens de couleurs….

Quand Al Harrison (incarné par Kevin Costner), directeur du programme spatial, a besoin de quelqu’un qui soit capable de faire des calculs théoriques pour aider la NASA à surpasser les Russes qui ont pris de l’avance dans la course spatiale, Katherine se retrouve affectée à son équipe. Pendant ce temps, Dorothy lutte pour être nommée superviseur de son groupe qu’elle gère à la perfection, et Mary va défendre sa cause au tribunal afin qu’elle puisse aller à l’école afin de suivre un cycle d’ingénierie.

Le talent de nos trois héroïnes est mis en avant dans ce drame biographique et souligne un aspect peu connu de l’histoire de la NASA. De nombreux faits divers de l’époque de la lutte pour les droits civiques, qui faisait rage dans les années 1960, sont rendus à l’écran, et sont bouleversants, montrant le racisme institutionnel incroyablement laid et odieux que les Afro-Américains ont dû endurer. Les personnages principaux font face à une insidieuse discrimination quotidienne (toilettes pour gens de couleurs, bureaux, bibliothèques, écoles séparées), mais ne subissent heureusement pas le genre de violences horribles représentées dans des films comme Selma

LES FIGURES DE L'OMBRE

Nos trois héroïnes sont toutes fantastiques, avec Taraji P. Henson qui résiste coûte que coûte au mépris de ses collègues. Octavia Spencer est parfaitement à sa place comme leader déterminé à s’assurer que ses collègues ne perdent pas leurs emplois une fois les super calculateurs installés. Enfin, Janelle Monae est tout bonnement impressionnante.

Les personnages secondaires comme Kirsten Dunst dans le rôle de Miss Michael, la responsable de toutes les calculatrices humaines, qui agit avec condescendance envers Dorothy et son équipe, et Jim Parsons, dans le rôle d’un superviseur ont également leur importance et apporte également de l’intérêt au film, en qualité d’antagonistes.

L’amitié entre les trois femmes est au cœur de l’histoire, mais l’action se concentre sur Katherine, qui travaille directement avec l’équipe qui est en charge d’envoyer Glenn en orbite. Ses capacités extraordinaires en tant que mathématicienne lui confèrent la confiance d’Harrison, et l’occasion d’être là quand les décisions importantes sont prises.

On peut se demander ce qui a été romancé pour l’adaptation et si Glenn était vraiment aussi ouvert d’esprit qu’il est dépeint dans le film. Le génie du film de Théodore Melfi n’est pas dans l’originalité du scénario. Il nous montre avec brio qu’il existe des femmes déterminées, capables d’affronter et de repousser les préjugés des autres et le font en respectant les directives mises en place et non en les affrontant directement. Par leurs compétences et leur confiance en elles, elles ont su franchir les barrières les unes après les autres. La morale du film revient à dire que peu importe la couleur de peau, ou le sexe, tant que nous avons les compétences, elles seront un jour reconnues. Il est important de retenir également que ce n’est pas en attaquant de plein front qu’on atteint son objectif. Il faut être plus intelligent que nos adversaires.

En salles depuis le 8 mars 2017.

A propos Kévin Costecalde (123 Articles)
Passionné par la photographie et les médias, Kévin est chef de projet communication. En 2012, il a lancé le blog La Minute de Com, une excellente occasion selon lui d'étudier les réseaux sociaux et l'actualité. Curieux et touche-à-tout, Kévin aime les challenges, les voyages et l'ironie.

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