Vienne en trois jours : un programme

Trois jours ne sont pas tout à fait suffisants pour visiter la ville de manière pleinement satisfaisante. Il y a en effet beaucoup à voir, mais également beaucoup de monde dans les musées et les endroits touristiques…Prévoyez de bonnes chaussures et prenez votre mal en patience dans les endroits à voir absolument.

Jour 1

Il peut être bien d’avoir une vue d’ensemble de Vienne avant de commencer toute exploration à pied. Pourquoi ne pas tenter un tour en car pour passer devant les endroits emblématiques de Vienne ?

En partant de la place de l’Albertina, où se trouve le musée du même nom (fait à partir des noms d’Albert et de Christina), on peut se balader à pied dans le centre de Vienne. On arrive très rapidement à la cathédrale Saint-Etienne (Stephansdom), dont la visite est totalement nécessaire. C’est l’église la plus importante du pays : elle a été très endommagée pendant les bombardements de la seconde guerre mondiale. La plupart des vitraux ne sont donc pas d’époque. Le bourdon de Saint-Étienne est tellement énorme qu’on ne le sonne qu’une fois par an, pendant la nuit du 31 décembre, pour éviter des dommages sur la structure. L’intérieur de la cathédrale est magnifique, de même que sa toiture, composée de 230 000 tuiles multicolores. Sous la cathédrale, « reposent » les entrailles des Habsbourg (particularité autrichienne, les monarques étaient « divisés » en trois : cœur, viscères, dépouille). Tout autour de la cathédrale, le Graben est une grande rue piétonne où l’on trouve beaucoup de boutiques de luxe.

Non loin, vous trouverez le restaurant Kardos, où nous avons déjeuné, mais que nous ne recommandons pas spécialement. Les prix sont certes très corrects (16 euros pour un repas complet) mais la nourriture hongroise excellente promise par le guide touristique que nous avions emporté n’était pas spécialement au rendez-vous. On nous avait promis du gibier, c’est du bœuf qui est arrivé dans notre assiette. En somme, ce n’était pas exceptionnel.

L’après-midi, vous pouvez visiter le musée de l’Albertina. Après la visite, n’hésitez pas à aller boire un café viennois et à déguster une part de gâteau au célèbre café Sacher (mais il y a beaucoup de monde !) ou à Aïda sur Stephansplatz (plus accessible).

Pour la soirée, nous vous conseillons une soirée au Marchfelderhof, dont nous vous avons parlé dans l’introduction.

Jour 2

Pour cette deuxième matinée, pourquoi ne pas visiter le palais de Schönbrunn, que l’on décrit (peut-être à tort) comme le Versailles autrichien ? Situé juste à côté d’une station de métro du même nom (sur la ligne U4), le palais peut se visiter de deux manières : l’Imperial tour vous coûtera 10,50€, dure environ 30 à 40 minutes et vous dévoile 22 salles. Vous pouvez aussi faire le Grand tour, pour 13,50€, qui vous montrera 40 salles. Dans tous les cas, l’audioguide est fourni. Un petit tour par les jardins est vivement conseillé. Vous pouvez également voir la Gloriette, qui abrite un café, et surplombe le palais, et, pourquoi pas, le jardin zoologique ou le labyrinthe.

L’après-midi, direction le complexe impérial de la Hofburg (Station de métro Herrengasse, ligne U3), où il y a beaucoup à voir. On ne saurait que trop vous conseiller la visite de la bibliothèque nationale, et de la salle du trésor. Enfin, un petit tour par le musée Sissi s’impose. On y découvrira que la vie de la célèbre impératrice n’avait pas grand chose à voir avec les films avec Romy Schneider, qu’elle n’était pas vraiment quelqu’un de sympathique et qu’elle était véritablement obsédée par son apparence. Fin d’un mythe !

Pour la soirée, pourquoi ne pas dîner dans un heuriger de Grinzing ? Il s’agit à la base de dépôts de vin où l’on peut déguster la production des vignes alentour. Ce sont maintenant des sortes de guinguettes où l’on boit beaucoup, où l’on mange des plats typiques (une sorte de choucroute, des escalopes panées…) en écoutant des musiciens. Les Français, cependant, ne trouveront pas forcément le vin autrichien à leur goût : nombre des Français avec nous ne se sont pas montré très satisfaits, préférant le vin français. Ces Heuriger se situent dans la partie viticole de Vienne.

Jour 3

Le Belvédère est un magnifique complexe composé de deux palais, qui appartenaient au prince Eugène de Savoie. Le Belvédère supérieur était un palais entièrement dédié à la fête et aux réceptions. C’est désormais un musée où Klimt est tout particulièrement à l’honneur. Le Belvédère inférieur était le lieu de résidence du prince : on y trouve des expositions temporaires.

L’après-midi, une visite au parc du Prater (Métro Praterstern, lignes U1 ou U2) s’impose. Le Prater était autrefois une réserve de chasse impériale. Joseph II l’a ouvert à la population en 1766 et très rapidement, des pâtissiers et des restaurateurs se sont installés. Plus tard, des attractions ont rejoint le parc du Prater. Aujourd’hui, on y trouve un planétarium, une piscine, des terrains de foot, et même un sex-shop ! Mais le symbole du Prater est sans hésiter la grande roue, en usage depuis 1897. Fortement endommagée pendant la deuxième guerre mondiale, la roue a pourtant survécu aux années. Les 30 wagons qui y tournaient ne sont plus que 15, pour ne pas déséquilibrer la roue. C’est véritablement quelque chose à faire, pour avoir une vue panoramique sur la ville. Nous vous déconseillons très fortement de manger dans le restaurant en bas de la roue : le personnel y est très désagréable et la nourriture quelconque. On attend d’être placés sans même un bonjour du personnel : à peine assis, on nous demande ce que l’on veut manger (menus en anglais, allemand et italien) et on soupire bruyamment si vous n’avez pas encore choisi. On ne nous apporte pas ce que vous aviez commandé, mais un plat plus sommaire. On essaie d’expliquer à la serveuse que ce n’est pas ce que l’on avait demandé. Elle fait preuve de mauvaise foi, et n’admet son erreur qu’avec mauvaise grâce. Quand on demande du sel et du poivre, le serveur se trompe et dépose les condiments sur la table voisine. On attend toujours et encore de saler nos frites ! On se serait cru dans un gag.

Emmener un guide de voyage, oui, mais lequel ?

Nous sommes partis avec le guide City Trip du petit futé et nous avons globalement été très déçus, pour plusieurs raisons :

Il s’est avéré que plusieurs informations étaient inexactes : un des restaurants où nous avons déjeuné était fermé selon le guide de voyage au moment où nous y étions (et pourtant, nous y avons déjeuné !), un restaurant vivement conseillé s’est avéré quelconque et certaines stations de métro conseillées pour certains monuments n’étaient même pas les plus proches. Décevant de ce point de vue là.

On relève un manque cruel d’informations pratiques : celles-ci ne sont placées qu’à la fin du guide. On ne trouve aucune page recensant quelques phrases types en allemand qui nous auraient été utiles. Cela nous a vraiment manqué ! L’index est sinon très mal conçu : on n’y trouve pas certaines entrées, et d’autres ne renvoient que sur un autre renvoi pour une autre page.

Certains musées ou monuments sont très brièvement décris et on ne trouve pas toujours d’information pratique comme le prix, ou les horaires (par exemple, le musée Sissi). Par ailleurs, contrairement à des guides comme Lonely Planet en quelques jours, on ne trouve que peu d’informations historiques, il n’y a pas de carte détachable et le programme suggéré ne semble pas franchement réalisable (ou alors dans des conditions optimales, avec personne dans les musées, et en connaissant bien la ville !). En somme, l’usage de ce guide n’était pas très pratique, et le contenu du guide était loin d’être exhaustif ! Ce n’est pas parce que c’est un guide « spécial week-end et court séjour » qu’il faut lésiner sur la qualité. Le seul atout de ce guide est probablement son prix : à 6,95€, il est nettement moins cher que ses concurrents, dont les prix tournent autour de 9 à 10€.

Guide Petit futé City Trip Vienne, édition 2012-2013.

Enfin, pour dormir, n’hésitez pas ç faire un tour sur les comparateurs d‘hébergement pour trouver un toit au coeur de la ville.

Par Emily

A propos Emily Costecalde 667 Articles
Emily est tombée dans le chaudron de la littérature quand elle était toute petite. Travaillant actuellement dans le monde du livre, elle est tout particulièrement férue de littérature américaine.

2 Commentaires

    • Pas toute la ville, mais le programme évoqué, oui 🙂
      Niveau prix, cela nous a semblé plutôt correct, si on évite les pièges à touristes. Faire attention notamment aux pseudos guinguettes typiques, qui ne le sont pas toujours !

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