Le Bon Gros Géant : un film qui peine à convaincre…

CINEMA — Le Bon Gros Géant c’est l’alliance de deux géants : Roald Dahl, maître de la littérature enfantine, dont on fête le centenaire cette année, et Steven Spielberg, le grand conteur de Hollywood. Présenté au Festival de Cannes hors compétition, on l’attendait avec impatience, ce Bon Gros Géant !

L’histoire nous présente une jeune orpheline prénommée Sophie qui va rencontrer le Bon Gros Géant qui, malgré son apparence intimidante, se révèle être une âme bienveillante qui est considérée comme un paria par les autres géants parce que contrairement à ses congénères, il refuse de manger les jeunes enfants. Le film réalisé par Steven Spielberg est basé sur le roman de Roald Dahl.

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Le film s’ouvre sur une vision nocturne hantée de Londres, la caméra (maniée avec brio par l’acolyte de la photographie de Spielberg, Janusz Kaminski), où passé et présent semblent se mêler. D’une vue de la Tamise au Parlement, nous nous déplaçons à travers les rues pavées tout droit sorties de chez Dickens jusqu’à la fenêtre de l’orphelinat où la petite Sophie (Ruby Barnhill) nous apparait comme un géant dans une chambre de maison de poupée. N’arrivant pas à dormir, Sophie aperçoit le Bon Gros Géant traversant les rues de Londres. Le BGG, comprendre le Bon Gros Géant, recueille les rêves d’un arbre magique : la plupart d’entre eux sont doux et délicieux, mais quelques-uns, troublants, se répandent chez les enfants pendant leur sommeil.

Parce que Sophie l’a vu pendant sa quête, il l’emmène chez lui, là où tous les géants vivent. Ils sont neuf autres géants et sont plus grands et pas sympas du tout, et surtout, ils mangent de la chair humaine. Sophie se rend compte de la menace qu’ils représentent et elle convainc le BGG de rendre visite à la Reine (Penelope Wilton) pour la prévenir du danger qui les guette et l’aider à éliminer les malfaiteurs.

Le Bon Gros Géant n’a pas toute la magie et la grâce que l’on pouvait retrouver dans le film E.T. Plein de défauts mais non  pour autant dénué de qualités, Le Bon Gros Géant est un film bancal, l’un des plus faibles de la filmographie de son réalisateur à ce jour. Visiblement écrasé par le poids de l’œuvre originale de Roald Dahl, Steven Spielberg ne parvient pas transposer sa vision du conte qui, sur le papier, semblerait pourtant être fait pour être réalisé par lui.

Le scénario, ayant un peu trop édulcoré le mauvais esprit du livre, a du coup le parfum des récits d’un gentil papy, rôle que le réalisateur assume ouvertement.

« Lorsque le monde ne cesse d’empirer, on a besoin de magie », c’est ce qu’il a déclaré au Festival de Cannes lors de la présentation de son film. Tel un conteur pour enfants, il filme les péripéties et rebondissements sur un rythme doux, parfois un peu mou, mais toujours avec humour et tendresse. C’est joliment fait et les enfants comme les grands rigoleront devant la scène du petit déjeuner avec sa majesté la Reine dans la grande salle de Buckingham.

Au final, Le Bon Gros Géant est un film qui saura sans problème ravir les plus jeunes, mais qui peinera à capter l’intérêt du public plus adulte. Dommage, car certaines séquences méritent le coup d’œil.

A propos Kévin Costecalde 178 Articles
Passionné par la photographie et les médias, Kévin est chef de projet communication. En 2012, il a lancé le blog La Minute de Com, une excellente occasion selon lui d'étudier les réseaux sociaux et l'actualité. Curieux et touche-à-tout, Kévin aime les challenges, les voyages et l'ironie.

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