Terrienne, Jean-Claude Mourlevat

Gallimard Jeunesse nous réserve quelques bonnes surprises pour Janvier, parmi lesquelles le nouveau roman de Jean-Claude Mourlevat qui, de vous à moi, m’a totalement conquise.

Terrienne commence par une rencontre improbable : celle d’une jeune fille de dix-sept ans, et d’un vieil écrivain sur une route de campagne. Elle fait du stop, il va chez le dentiste. Il écrit des livres, elle cherche sa soeur. Car en effet, la soeur d’Anna s’est volatilisée le jour de son mariage. Elle a disparu dans un monde étrange, aseptisé, froid, effrayant. Un monde dans lequel Anna est bien obligée de s’aventurer…

Hymne à la vie, hymne à notre monde, Terrienne est une histoire d’amour sur plusieurs plans : amour fraternel, bien sûr, avec le personnage d’Anna qui est prêt à tout pour secourir sa soeur, amour de la Terre, notre monde, avec ses qualités et ses défauts, et enfin, amour tout court. C’est un livre qui offre un monde contrastant tant avec le notre, que l’on ne peut que relativiser et se dire que finalement, notre chère Terre n’est pas si mal fichue. Le monde que décrit Jean-Claude Mourlevat est terrifiant, mais pourtant fascinant. Le rythme de l’histoire ne nous permet certes pas de jouer à l’anthropologue, mais l’on aimerait s’attarder, parfois, pour observer le système de ce monde que l’auteur esquisse avec talent, et qui n’est pas sans évoquer Le meilleur des mondes ou 1984 : en effet, le lecteur découvre un monde tout aussi codifié que celui dépeint par Huxley ou Orwell. Jean-Claude Mourlevat aura été à bonne école.
L’on retrouve tout ce qui a fait notre fascination et notre répulsion pour ces mondes futuristes où la liberté a été sacrifiée sur l’autel du progrès et de la productivité.

Terrienne est de ces livres que l’on dévore : les pages semblent se tourner de leur plein gré. L’histoire est menée tambour battant. L’on a pas le temps de s’ennuyer, au contraire ! Les personnages sont tous plus attachants que les autres : Anna, courageuse et loyale, tire de cette aventure une certaine philosophie, une certaine sagesse. Monsieur Virgil, l’adorable écrivain, découvre que ce qu’il croyait inventer dans ses livres a une certaine réalité. Bran est le rebelle au grand coeur, Stormiwell, une alliée fidèle. Seule Gabrielle ne parvient à s’attirer la sympathie du lecteur, malgré les épreuves qu’elle a enduré. Cette palette de personnages variés offre un contraste avec la monotonie du monde qu’ils découvrent.

Inutile, je crois, de souligner que j’ai beaucoup aimé. Jean-Claude Mourlevat nous montre à quel point les petits riens du quotidien peuvent avoir du charme. J’irais jusqu’à dire que c’est un livre « feel good », qui met de bonne humeur. Idéal, donc, pour surmonter la rentrée scolaire ! Je remercie vivement l’équipe de Gallimard Jeunesse pour ce très bon roman qui sortira dans nos librairies le 13 janvier.

10 Commentaires

  1. Je ne connaissais pas, mais ça a l’air intéressant.

    ________

     

    –> pas mal mais sans gra,d plus pour moi ^^

     

    ps; désolé pour le retard 😉

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