Happiness Therapy, verdict

Les cœurs fêlés

Encensé par la presse, huit nominations aux oscars, Happiness therapy est LA comédie dont tout le monde parle en ce moment. Réunissant Jennifer Lawrence, l’héroïne de Hunger Games avec le séduisant Bradley Cooper, héros de Very Bad Trip et « sexiest man alive » en 2011, Happiness therapy pourrait se résumer à la rencontre improbable entre deux être brisés. Pat est bipolaire, et sort tout juste de huit mois d’hôpital psychiatrique. Il a tout perdu, son emploi, son foyer, sa femme. Tiffany n’a qu’une petite vingtaine d’années, et pourtant, elle est déjà veuve. Leur rencontre fait des étincelles. Pat essaie de se reconstruire, et de reconquérir sa femme. Tiffany, elle, s’est jetée à corps perdu dans la danse. Un jour, Tiffany propose à Pat de l’aider à faire passer un message à son ex-épouse. En échange, tout ce qu’elle demande, c’est de l’aide pour son concours de danse pour réaliser son rêve.

Un scénario prévisible, mais plaisant

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Disons-le franchement, Happiness therapy est très long à démarrer : tout d’abord centré sur le personnage de Pat et ses névroses, le film nous dévoile tout d’abord les relations de Pat avec ses deux parents. Il est revenu vivre dans la maison familiale, ou sa mère cuisine de bons petits plats et où son père, superstitieux et bourré de tocs, parie sur les matchs des Eagles en serrant très fort son mouchoir porte-bonheur. Puis, arrive Tiffany. Sans surprise, les deux héros vont peu à peu se rapprocher, en s’aidant mutuellement. Mais au début, ce n’est pas gagné. Pat manque singulièrement de tact, n’hésitant pas à rappeler très candidement à la jeune femme son veuvage, et Tiffany est adepte des scènes en public et du mélodrame. Il n’y a pas de doute, les acteurs sont tous les deux très expressifs. Bradley Cooper rend son personnage très vulnérable. Bien que Jennifer Lawrence soit de quinze ans sa cadette, elle a l’air plus mature et plus adulte que le personnage de Pat. Elle vit dans une maison à elle, certes sur le terrain de ses parents, mais a davantage d’indépendance que Pat. L’évolution des personnages est intéressante. Le final est touchant. On éclate de rire plusieurs fois. Bradley Cooper et Jennifer Lawrence s’accordent très bien. Mais Happiness therapy, tout aussi plaisant qu’il soit, ne recèle aucune surprise.

Ce film est sorti en salles le 30 janvier 2013.

Par Emily et Kévin

A propos Emily Costecalde 667 Articles
Emily est tombée dans le chaudron de la littérature quand elle était toute petite. Travaillant actuellement dans le monde du livre, elle est tout particulièrement férue de littérature américaine.

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