Tu ne tueras point : la guerre comme vous ne l’avez jamais vue !

Tu ne tueras point (Hacksaw Ridge en VO) est beaucoup plus qu’un film de guerre. Titré d’après la Bataille d’Okinawa (1945) sur la falaise japonaise connue sous le nom « Hacksaw Ridge », il raconte l’histoire vraie de Desmond Doss (Andrew Garfield), un objecteur de conscience religieuse qui a néanmoins sauvé des dizaines de vies de ses compagnons de soldats tout en servant de médecin du champ de bataille au cours des derniers jours de la Seconde guerre mondiale. Doss a reçu une médaille d’honneur du président Truman, mais, ironiquement, le film est l’œuvre d’un célèbre cinéaste chrétien qui a été publiquement excommunié par le grand public en 2004 pour son film La Passion du Christ.

Mel Gibson nous emmène dans l’antre de la guerre, où bombardements, démembrements et décapitations partielles sont encadrées par des rideaux de fumée. Le paysage boueux est jonché de restes de soldats méconnaissables, sillonné de cratères provoqués par des bombardements de l’US Navy. Desmond Doss est un infirmier américain et pacifiste qui ne touchera en aucun cas une arme à feu. Doss est un petit maigrichon, un religieux assez spirituel. Mel Gibson, qui n’a pas réalisé de film depuis Apocalypto , nous invite à découvrir la guerre comme un véritable enfer.

Andrew Garfield est tout simplement génial lorsqu’il incarne Doss, un petit gringalet de la banlieue de Lynchburg, en Virginie. Doss est soumis aux moqueries et aux bizutages assez violents au motif de son refus de se former avec un fusil.

La première moitié du film décrit l’enfance et la jeunesse de Doss dans la petite ville où il a grandi. Un incident dans lequel il accidentellement presque tué son frère l’a changé pour toujours et a formé sa vision que prendre une vie est quelque chose qu’il ne pourrait jamais faire. Mais cela ne l’a pas empêché de vouloir servir dans l’effort de guerre comme son frère le faisait. Bien sûr, son refus de toucher une arme lui cause d’énormes ennuis avec ses supérieurs dont son sergent instructeur (Vince Vaughn). Le film détaille également ses relations à la fois calmes et tumultueusse avec son père alcoolique (Hugo Weaving), ainsi que sa petite amie Dorothy (Teresa Palmer) qu’il épousera avant de se rendre à la guerre.

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Mais ce sont les scènes violentes et réalistes de l’enfer pur du combat qui rendent ce magnifique film de guerre si inoubliable. Sans l’aide d’effets spéciaux sur fond vert à la Michael Bay, Gibson nous place au centre de la bataille comme on l’a rarement vue à l’écran. Les âmes sensibles n’apprécieront pas forcément les corps en lambeaux et les membres arrachés. Ce qui rend ces séquences si convaincantes sont le côté émotionnel de Doss, sa détermination et sa bravoure même sans porter une arme pour sa propre protection. Si ce n’était pas issu d’une histoire vrai, on aurait beaucoup de mal à croire que cela s’est vraiment passé, mais Doss est un véritable héros.

Le casting de soutien est excellent, mais c’est Garfield qui impressionne dans une performance qui apporte de l’émotion au film. L’excellent scénario de Andrew Knight et Robert Schenkkan apporte énormement au portrait d’un homme dont le principe a permis de sauver des vies au lieu de les prendre.

A propos Kévin Costecalde 278 Articles
Passionné par la photographie et les médias, Kévin est chef de projet communication. En 2012, il a lancé le blog La Minute de Com, une excellente occasion selon lui d'étudier les réseaux sociaux et l'actualité. Curieux et touche-à-tout, Kévin aime les challenges, les voyages et l'ironie.

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