Moisson de décembre : les romans reçus à Noël !

Moisson de Noël

LIVRES — Qui dit Noël dit… livres, pardi ! Pour les grands lecteurs que nous sommes, c’est l’occasion de faire le plein de romans pour l’année à venir. Et quand comme moi, on est né en décembre, c’est deux fois plus de livres qui rejoignent nos bibliothèques. Voici quelques uns des titres qui m’attendaient sous le sapin !

Le Bruit et la Fureur : un grand classique américain !

Le Bruit et la fureur

Pour qui aime la littérature américaine, les romans de William Faulkner font un peu office de passage obligé. Quand j’étais étudiante en faculté d’anglais, j’avais déjà lu Sanctuaire et Une rose pour Emily, mais jamais Le Bruit et la Fureur, pourtant un de ses romans les plus connus. C’est un roman familial, où l’on observe trois générations se déchirer dans le Sud des États-Unis, dans l’atmosphère poisseuse propre aux romans de Faulkner. Je garde un souvenir très particulier de ma lecture de Sanctuaire

« oui je le hais je mourrais pour lui je suis déjà morte pour lui je meurs pour lui encore et encore chaque fois que cela se produit…
pauvre Quentin
elle se renversa en arrière appuyée sur ses bras
les mains nouées autour des genoux
tu n’as jamais fait cela n’est-ce pas
fait quoi
ce que j’ai fait
si si bien des fois avec bien des femmes
puis je me suis mis à pleurer sa main me toucha de nouveau et je pleurais contre sa blouse humide elle était étendue sur le dos et par-delà ma tête elle regardait le ciel je pouvais voir un cercle blanc sous ses prunelles et j’ouvris mon couteau. »

Le Bruit et la Fureur, William Faulkner. Folio, 1972. 

The Magicians : le Harry Potter pour adultes ?

The Magicians

Récemment adaptée en série TV, la trilogie de Lev Grossman fait beaucoup parler d’elle depuis quelques temps : on la décrit comme un croisement entre Narnia et Harry Potter, mais pour les plus grands ! En effet, le héros rejoint non pas un collège magique, mais bel et bien une université. Sur le papier, c’est extrêmement prometteur… Mais le roman tiendra-t-il ses promesses ? Nous verrons !

« Quentin Coldwater is brilliant but miserable. A high school math genius, he’s secretly fascinated with a series of children’s fantasy novels set in a magical land called Fillory, and real life is disappointing by comparison. When Quentin is unexpectedly admitted to an elite, secret college of magic, it looks like his wildest dreams may have come true. But his newfound powers lead him down a rabbit hole of hedonism and disillusionment, and ultimately to the dark secret behind the story of Fillory. The land of his childhood fantasies turns out to be much darker and more dangerous than he ever could have imagined . . .

The Magicians is one of the most daring and inventive works of literary fantasy in years. No one who has escaped into the worlds of Narnia and Harry Potter should miss this breathtaking return to the landscape of the imagination. »

The Magicians, Lev Grossman. Penguin, 2015.

Dans les veines : à mille lieux de la bit-lit

Dans les veines

J’ai choisi ce roman car on nous promet un vrai roman de vampires, plus dans l’esprit de ceux d’Anne Rice que des chochottes à paillettes de Stephenie Meyer : en somme, un roman glauque, dur, bien plus sombre que ce que l’on nous propose en bit-lit. J’ai hâte de voir ça !

« La nuit, Bordeaux a peur. Tandis que l’on repêche des cadavres exsangues dans la Garonne, des filles perdues poussent leurs derniers soupirs au son du Bathory, nouveau repaire de la faune interlope. Le lieutenant Baron suit la trace de tueurs dégénérés avides de sexe, de drogue et de rock’n’roll, bien décidés à saigner la cité girondine. Et alors que l’investigation piétine, sa propre fille s’entiche de l’inquiétant Damian, gueule d’ange mais soif insatiable…
D’une méticulosité jouissive, l’écriture de Morgane Caussarieu tord le cou aux clichés bit-lit pour mieux revenir à l’essence première du vampire : un être amoral, violent, à l’érotisme déviant. Parce que les gentils vampires, ça n’existe pas… »

Dans les veines, Morgane Caussarieu. Mnemos, 2015.

Mélodie de Vienne : une fresque familiale dans l’Autriche de la fin du XIXe siècle !

Mélodie de Vienne

Sacré pavé que ce Mélodie de Vienne ! Pour le choix de ce roman, je ne me fie pas au « Downton Abbey de Vienne » que promet le bandeau de la couverture, ce genre d’arguments me semblant toujours un peu « facile » mais plus au résume au dos du roman, qui nous promet une fresque familiale dans une des capitales européennes les plus fascinantes, Vienne. C’est une ville où nous avons eu la chance de passer le nouvel an il y a quelques années (à peine quelques jours après l’ouverture officielle de Café Powell d’ailleurs), et j’ai toujours trouvé son histoire fascinante. J’attends donc beaucoup de ce roman !

« Dans un immeuble cossu de Vienne, en 1888, la famille Alt occupe tous les étages. Leur titre de noblesse? Le piano sur lequel a joué Mozart, construit par Christoph Alt, le fondateur. Des ateliers sortent encore des pièces exceptionnelles. Une réputation qui leur impose de s’astreindre aux règles de la haute société viennoise. L’arrivée dans la famille de la trop belle Henriette Stein – d’origine juive qui plus est – sème le trouble. La jeune femme plonge dans le tourbillon de fêtes et de création qui s’empare de la ville en cette fin de siècle. Un tourbillon où l’on percevra bientôt les fêlures du rêve austro-hongrois : le suicide du prince héritier, l’assassinat de l’archiduc suivi de la guerre de 14-18, l’essor du mouvement ouvrier, la montée du nazisme… Le destin mouvementé de la famille Alt suivra les soubresauts de l’Histoire dans un roman comparé par la critique aux Buddenbrook de Thomas Mann et à La Famille Karnovski d’Israël Joshua Singer. »

Mélodie de Vienne, Ernst Lothar. Liana Levi, 2016. 

 Et vous, quels romans vous attendaient au pied du sapin ?

A propos Emily Costecalde 659 Articles
Emily est tombée dans le chaudron de la littérature quand elle était toute petite. Travaillant actuellement dans le monde du livre, elle est tout particulièrement férue de littérature américaine.

2 Commentaires

  1. Des romans (pas mal de Sorj Chalandon), des albums (dont Le Frida de Lacombe)et une BD… De quoi m’occuper un peu prochainement. ^^
    Je découvre The Magician grâce à ta chronique et déplore l’esthétisme des versions françaises quand je vois ton joli coffret.

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