Jack et la Mécanique du cœur : onirique et poétique, une réussite !

La Mécanique du cœur, c’est tout d’abord un très joli conte écrit par Mathias Malzieu, du groupe Dyonisos, et un album éponyme, avec des chansons qu’on a tous entendues au moins une fois. En 2014, La Mécanique du cœur est porté à l’écran, avec un certain succès. Film d’animation musical, d’une grande poésie, Jack et la Mécanique du cœur met en scène les aventures du jeune Jack, né à Édimbourg au 19e siècle le jour le plus froid du monde, le cœur gelé et abandonné par sa jeune mère. Madeleine, qui le recueille, remplace son cœur par une horloge. Ce bricolage de fortune tiendra sous trois conditions : Jack ne doit pas toucher aux aiguilles, ou connaître des émotions trop fortes, et surtout, surtout, ne doit jamais tomber amoureux.

Toute son enfance, Jack vit enfermé dans la maison biscornue de Madeleine, jusqu’au jour où, pour son anniversaire, Madeleine l’emmène en ville. Il y rencontre une petite chanteuse de rue myope, Miss Acacia, dont il tombe, forcément, amoureux. A partir de cet instant, Jack n’aura de cesse de retrouver cette petite jeune fille. Son périple le mènera d’Ecosse en Andalousie, sur les traces de Miss Acacia.

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Tout séduit dans Jack et la Mécanique du cœur : le dessin, qui n’est pas sans évoquer l’univers de Tim Burton, l’histoire, poétique et touchante, la musique, entraînante et tombant toujours à point nommé. Le spectateur est entraîné avec beaucoup de plaisir dans l’univers onirique de Mathias Malzieu : l’action s’enchaîne avec fluidité et beaucoup de rythme, et les personnages sont tous très attachants. Jack, en tête bien-sûr, est un petit jeune homme sensible et courageux, à qui Mathias Malzieu donne sa voix enjouée, mais également Miss Acacia (Olivia Ruiz), à la voix suave et douce, ou encore Georges Méliès, l’ami que Jack se fait en chemin. Même le méchant, Joe (Grand corps malade), grand et ténébreux, touche le spectateur.

C’est un film d’animation vraiment esthétique, avec des décors soignés : Édimbourg et ses maisons pittoresques, ou encore la fête foraine en Andalousie sont des lieux travaillés très finement, et le résultat est tout simplement beau. De même, les visages des personnages sont véritablement expressifs, un peu pâles et gothiques, d’où la référence à Tim Burton.

Ce film, après le livre et l’album, est vraiment l’aboutissement du projet de Mathias Malzieu : c’est une vraie réussite, qui donne foi dans les films d’animation français, et qui prouve que nous pouvons faire aussi bien, voire mieux que les Américains. C’est un film qui nous met en joie, et l’on quitte la salle de cinéma le sourire aux lèvres, avec le sentiment d’avoir voyagé loin, loin, dans un monde parallèle. Foncez dans les salles de cinéma, petits et grands passeront un excellent moment.

Par Emily et Kévin

A propos Emily Costecalde 664 Articles
Emily est tombée dans le chaudron de la littérature quand elle était toute petite. Travaillant actuellement dans le monde du livre, elle est tout particulièrement férue de littérature américaine.

4 Commentaires

  1. J’avais écouté l’album en boucle, voulu lire le livre sans jamais y parvenir et j’ai pu voir le film en avant-première en décembre… Merveilleux voyage au pays fantastique de Mathias Malzieu !!! Bravo pour votre critique et tous mes voeux de succès à cette perle d’animation et de poésie 😉

  2. Je suis une fan de cet homme en tant qu’auteur (je dévore littéralement ses romans…), j’aime aussi beaucoup l’album La mécanique du coeur et je suis impatiente de découvrir cette adaptation (qui j’espère sera présenté au Québec…), encore plus après avoir lu votre article !

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