Les Gardiens de la Galaxie : pillards, aliens, et années 80 !

L'équipe de choc !

Chez Marvel, on est habitués aux films à suite : X-Men, Avengers, Captain America, Iron Man, Thor… Autant de titres qui se déclinent en deux, trois, ou plus d’épisodes. Cette fois, ce n’est pas une suite que livre Marvel, mais bien le début d’une nouvelle aventure (et peut-être bien le premier opus d’une longue suite) avec Les Gardiens de la Galaxie.

Mars 1988. Peter Quill, un jeune garçon d’une dizaine d’années, perd sa mère des suites d’un cancer. Fou de chagrin, il s’échappe de l’hôpital et se fait capturer par une bande d’aliens surgis de nulle part.
Vingt-six ans plus tard, il est devenu Starlord (ou aimerait l’être), un ravageur, un pillard, et il s’empare d’une orbe de métal pour honorer un contrat. L’ennui, c’est qu’il n’est pas seul sur l’affaire, et que les problèmes ne tardent pas à lui tomber dessus les uns après les autres : Gamora, une tueuse enragée à la solde du Méchant Universel (un certain Ronan l’accusateur), Rocket et Groot, une paire de chasseurs de têtes, et les milices impériales tentent tous de lui faire la peau. Résultat : tout le monde (hormis la milice, bien sûr) finit en taule. Et là, ils s’aperçoivent que leurs objectifs ne sont pas si éloignés que cela. Mieux : tous ne rêvent que d’une chose, faire tomber l’insupportable Ronan, un type assez désagréable qui n’a rien de mieux à faire de ses week-ends qu’éradiquer des civilisations. Du coup, c’est décidé, nos quatre larrons s’allient pour renverser Ronan, et embarquent dans leur croisade Drax, un prisonnier revanchard.
Objectif : récupérer l’orbe après lequel tout le monde court, empêcher Ronan de s’en servir et, si possible, le mettre durablement au tapis.

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Les Gardiens de la Galaxie se présente donc comme une comédie d’action et de science-fiction. D’une part parce que les héros ressemblent plus à des bras cassés qu’autre chose. On est servis côté anti-héros ! Entre le ravageur qui tente de se faire une réputation et s’avère n’être qu’un obscur petit ferrailleurs sans prétention, le raton-laveur génétiquement modifié et l’arbre parlant passant son temps à décliner son identité (un personnage qu’on n’oublie pas de sitôt), on se régale.
En revanche, les opposants semblent creux, et fades à souhaits. Ronan a à peu près autant de charisme qu’une plante en pot, et son âme damnée, Nébula, n’a absolument aucun intérêt (elle ou un balai animé de Fantasia, aucune différence). C’est vraiment dommage que le scénario n’ait pas apporté autant de profondeurs à tous les personnages, ni autant d’attention. Du coup, on ne frémit pas vraiment dans le courant du film, car on sait très vite comment tout cela va tourner. Cela manque un peu de surprise ! Sans compter que le scénario est un peu avare niveau explications : dès le début du film, par exemple, un traître se déclare : cela lui prend 2 secondes, le spectateur n’en savait jusque-là absolument rien, et cela semble un peu tomber comme un cheveu sur la soupe. On prend donc le fait tel qu’il est, et on fait avec.

D’autre part, le film aligne clichés sur clichés, pour mieux s’en moquer. On n’échappe à aucun des poncifs de la science-fiction ou du film de super-héros – ou presque. Et cela fonctionne plutôt bien. Les gags tombent à pic, les blagues (quoique potaches) sont assez drôles. Bref : on s’amuse. Et on apprécie le spectacle, car les effets spéciaux sont particulièrement réussis !

Enfin car le tout est servi sur une bande son des années 80 totalement décalée, mais particulièrement entraînante. Starlord ayant quitté la Terre en 1988 avec une compilation des meilleurs tubes des années 80 et ses petites connaissances jamais actualisées, les références d’époque sont nombreuses, variées, et assez cocasses tant elles semblent datées (hormis la petite mention anachronique de Jack Sparrow… que Peter Quill ne devrait pas connaître) !

En bref, Les Gardiens de la Galaxie est un film de science-fiction bien mené dans l’ensemble : pas toujours très surprenant, mais extrêmement divertissant. Idéal en périodes de vacances, donc !

Les Gardiens de la Galaxie, James Gunn. En salles depuis le 13 août 2014.

Par Oihana

A propos Oihana 542 Articles
Lectrice assidue depuis son plus jeune âge, Oihana apprécie autant de plonger dans un univers romanesque, que les longues balades au soleil. Après des études littéraires, elle est revenue vers ses premières amours, et se destine aux métiers du livre.

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