Lectures confinées #3 : sus à la PAL !

LIVRES — Petit tour d’horizon des dernières lectures d’Emily, qui profite du confinement et de son congé maternité pour dézinguer sa pile à lire… Et vous, que lisez-vous ?

Goodbye, Loretta, Shawn Vestal / Temps passé dans la PAL : 2 ans

Goodbye, Loretta

De quoi ça parle  ? Loretta a quinze ans et vit dans l’Arizona en 1974. Elle rêve de virées avec ses amis, de maquillage et de musique. À la place, ses parents la marie à un homme de trente ans son aîné, déjà marié, pilier d’une communauté de mormons fondamentalistes. Loretta se glisse dans son nouveau rôle d’épouse, en rêvant à une autre vie.

C’est bien ? Ce premier roman nous plonge dans le quotidien austère d’une famille mormone. Tout le sel du roman réside dans la confrontation entre les espoirs et les aspirations de Loretta et sa nouvelle vie comme épouse mormone, et dans sa quête de liberté. Malheureusement, on espérait un poil plus… Le personnage de Loretta peine à être véritablement convaincant. Le road-trip vers la liberté vanté par la quatrième de couverture est finalement assez anecdotique, pour ne pas dire décevant.

On aime pour… la découverte d’un milieu qu’on connait finalement assez mal, celui des familles mormones fondamentalistes, pour le portrait de Ruth, la première épouse, pour la confrontation entre les deux branches de la famille Harder, l’une étant plus moderne et ouverte que l’autre…

Les informations : Goodbye, Loretta, Shawn Vestal. Albin Michel, 2018. Traduit de l’anglais par Olivier Colette.

Les Marécages, Joe R. Lansdale / Temps passé dans la PAL : 4 ans

Les Marécages, Joe R. Lansdale

De quoi ça parle ? Le jeune Harry vit dans l’East Texas dans les années 30 : autant dire dans le trou du cul du monde. Sa vie est sans histoire jusqu’au jour où, avec sa petite soeur, ils font une découverte macabre : le corps d’une femme noire, torturée, violée et attachée dans le bayou. Le père des enfants, en tant que flic local, mène l’enquête : mais nous sommes en 1933 dans le sud profond, et il se heurte au racisme et à la violence de ses voisins.

C’est bien ? Vachement, oui ! Tant pour l’enquête en elle-même, qui flirte un temps avec le surnaturel (avec le mystérieux homme-chèvre, qui hante le bayou ! Brrrr….), que pour la description odieuse de la vie dans le sud reculé des États-Unis, à une époque où vos voisins faisaient probablement partie du Ku Klux Klan… Charmant. C’est efficace, bien tourné, et très, très visuel.

On aime pour… le suspense, l’aspect historique du roman, le côté roman d’apprentissage assez terrible pour le jeune héros, subitement confronté à tout ce qu’il y a de plus moche, pour la description onirique et effrayante des bayous, où rodent des créatures effrayantes, qui semblent sortir de vos pires cauchemars…

D’autres romans voisins : Les Enfants de l’eau noire, Delta Noir

Les informations : Les Marécages, Joe R. Lansdale. Folio, 2018. Traduit de l’anglais par Bernard Blanc.

Sur la ligne noire, Joe R. Lansdale / Temps passé dans la PAL : 4 ans

Sur la ligne noire, Joe R. Lansdale

De quoi ça parle ? 1958 : Stanley vient d’emménager à Dewmont, où son père et sa mère reprennent le drive in local. Alors que notre jeune héros essaie d’occuper son été, il découvre une boîte contenant une étrange correspondance amoureuse, puis une maison autrefois incendiée, ainsi qu’une étrange histoire de fantôme cherchant sa tête le long de la voie ferrée. Quel est le lien entre tout ça ? Stanley mène l’enquête.

C’est bien ? Plutôt, oui ! On retrouve là toute l’efficacité de la plume de Lansdale, avec en prime un petit côté Stephen King (les gamins des années 50 qui sillonnent leur ville à vélo, leur chien sur les basques, en quête de fantômes). Quelques décors bien flippants remplacent ici le bayou cher à Lansdale : mention spéciale pour la scierie abandonnée et la maison incendiée dans les arbres !

On aime pour… l’enquête menée par Stanley, la vie d’un drive in, les personnages secondaires bien brossés (sacrée Rosy Mae, ou Buster !), l’ambiance de la fin des années 50 avec ses cinémas, ses milk shakes, ses drugstores…

D’autres romans voisins : les romans de Stephen King  qui mettent en scène de jeunes héros comme Ça,

Les informations : Sur la ligne noire, Joe R. Lansdale. Folio, 2008. Traduit de l’anglais par Bernard Blanc.

Il était une fois Calamity Jane, Natalee Caple / Temps passé dans la PAL : 1 an et demi

Il était une fois Calamity Jane

De quoi ça parle ? Alors que l’homme qui l’a élevée comme sa fille est à l’agonie, Miette lui promet qu’elle retrouvera la femme qui lui a donné la vie, mais qu’elle ne connaît pas : Calamity Jane. Qui était-elle ? Miette part pour un road-trip dangereux.

C’est bien ? Eh bien, pour être honnête, je pense que je suis méchamment passée à côté. Je me suis profondément ennuyée alors que sur le papier, ce roman avait tout pour me plaire. J’ai envisagé plusieurs fois de ne pas le terminer.

On n’aime pas pour… tout d’abord, un style décousu, difficile à suivre qui mêle réalisme et visions, une histoire non linéaire, des personnages peu convaincants, des digressions peu passionnantes. Verdict : bof, quoi.

Les informations : Il était une fois Calamity Jane, Natalee Caple. Rivages, 2018. Traduit de l’anglais par Lori Saint-Martin et Paul Gagné.

A propos Emily Costecalde 698 Articles
Emily est tombée dans le chaudron de la littérature quand elle était toute petite. Travaillant actuellement dans le monde du livre, elle est tout particulièrement férue de littérature américaine.

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