La Princesse sans visage : prometteur !

La Princesse sans visage

FANTASY — Avis à ceux qui, depuis la fin de la trilogie d’Holly Black, cherchent désespérément un successeur au Prince cruel : nous avons trouvé ! La Princesse sans visage, premier tome d’une nouvelle série fantasy signée Ariel Holzl, remplit parfaitement son office.

Les Royaumes immobiles dépérissent depuis la mort du Roi Gris : Evergrey, le royaume d’Automne, doit se trouver un nouveau monarque. Les trois reines des contrées voisines décident d’orchestrer un sacre : chacune d’entre elles pourra proposer deux candidates au titre, qui s’affronteront lors d’épreuves mystérieuses et dangereuses. Mais ce qu’elles n’avaient pas prévu, c’est qu’émerge une candidate inconnue de tous, venant d’Evergrey… qui n’est autre que la propre fille de feu le Roi Gris !

Ivy a passé son existence dissimulée derrières les murs d’un manoir isolée, où elle vit seule depuis plusieurs années. Sa particularité ? Un masque somptueux couvre son visage à tout moment du jour et de la nuit : quiconque l’apercevrait sans serait prise de pulsions suicidaires et de folie meurtrière…

Le roman d’Ariel Holzl coche toute les cases : fable cruelle bourrée de suspense, puisant son inspiration dans les légendes des feys, La Princesse sans visage met en scène un concours monarchique sans pitié, aux nombreux rebondissements. Outsider peu considérée par ses pairs, Ivy va devoir lutter de toutes ses forces pour rester dans la course, face à des candidates mieux armées et très déterminées. Chemin faisant, elle va devoir apprendre à se débrouiller des intrigues de cours et naviguer parmi un flot d’intrigues meurtrières, elle qui a toujours vécu à l’écart de la société fey… Elle n’est pas taillée pour les jeux de pouvoir d’une cours qui rivalise de mesquinerie et de méchanceté. Des scènes d’une violence étonnante émaillent de fait le parcours de la jeune Ivy, rappelant que les Feys, tout beaux et gracieux qu’ils soient, sont des créatures éminemment cruelles. Ivy fera preuve de courage et et de débrouillardise pour essayer de tirer son épingle du jeu. C’est un personnage très attachant !

Le monde qui se dessine sous la plume de l’auteur est passionnant et prometteur : le soin apporté aux décors, foisonnants et oniriques, mérite d’être noté. L’intrigue, le monde, les personnages : tout est maîtrisé de bout en bout et les littéraires les plus pointus d’entre vous ne manqueront pas de noter et d’apprécier les très nombreuses références à Shakespeare tout au long du roman (Songe d’une nuit d’été, Roméo et Juliette, Le Roi Lear...).

En bref ? On a hâte de lire la suite. Et en bonus, on notera le très joli visuel de couverture, qui ne manquera pas d’attirer le regard sur les tables des libraires !

Les Royaumes immobiles T1 : La Princesse sans visage, Ariel Holzl. Slalom, mai 2022.

A propos Emily Costecalde 959 Articles
Emily est tombée dans le chaudron de la littérature quand elle était toute petite. Travaillant actuellement dans le monde du livre, elle est tout particulièrement férue de littérature américaine.

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