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Black Ice : le bruit des glaçons le soir au fond des bois…

Black Ice, Becca Fitzpatrick, MsK

Les vacances commencent et, pour une fois, Britt et sa meilleure amie de toujours, Kobie, sont bien décidées à en profiter. Pendant une semaine, leur seul accès à la civilisation sera le chalet des parents de Kobie. Accompagnées par Bear et Calvin, les deux jeunes filles prévoient de jouir de la solitude et des plaisirs de la montagne. Mais elles ne sont pas arrivées que les problèmes les touchent déjà. Sur le chemin du chalet, une tempête de neige bloque la voiture. Britt et Kobie n’ont que peu de choix et sont déterminées à s’en sortir. Elles rejoindront le lieu de leur séjour à pied. Elles n’avaient cependant pas prévu l’intensité du blizzard et ce n’est pas à leur destination qu’elles parviennent mais à une autre habitation. Là, elles feront la rencontre de Shaun et Mason. Ces deux garçons, à priori charmants, les accueillent. Mais les apparences sont souvent trompeuses et les ennuis de Britt et Kobie ne font que débuter.

Avec Black Ice, Becca Fitzpatrick cherche à nous emmener dans un polar trépidant à « l’atmosphère à vous glacer le sang ». Si elle réussit plutôt bien à dessiner son univers et à nous donner la sensation glaçante d’une tempête de haute montagne, la visée haletante et terrifiante est très loin d’être atteinte. La première partie du roman est longue et l’action extrêmement lente à poindre le bout de son nez. Ce n’est qu’environ à la moitié que l’intrigue semble devenir prenante et que les rebondissements approfondissent l’histoire.

Black Ice, Becca Fitzpatrick, MsK

En cherchant à mêler thriller et romance, l’auteur a créé un livre où les nombreux (et lassants) atermoiements amoureux de l’héroïne ralentissent le fil du récit. L’esquisse de triangle amoureux accentue le côté niais des personnages et leur enlève le peu de caractère qu’ils paraissent avoir. Les rebondissements, s’ils rendent un peu d’action à la narration, sont prévisibles et peu marquants.

Si vous cherchez simplement un livre facile pour vous refroidir au bord de la plage, alors n’hésitez pas. Cependant, si vous souhaitez une écriture quelque peu maîtrisée et un récit prenant, Black Ice n’est pas du tout recommandé.

Black Ice, Becca Fitzpatrick. MSK, 4 février 2015, traduit par Marie Cambolieu.

Par Léa

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