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Ombrelles et zombies

L’amour ignore les frontières, dit-on. Et celle entre la vie et la mort ? C’est ainsi que débute la quatrième de couverture de New Victoria, parution récente de Castelmore. Il n’en faut pas davantage pour titiller notre curiosité de lecteur, hélas bien trop habitué aux récits de vampires. Des vampires ? Que nenni, dans New Victoria, ce sont les zombies qui sont à l’honneur.

New Victoria, Lia Habel couverture

New Victoria est l’ultime refuge d’une humanité qui a bien failli disparaître. Aux yeux des hommes, l’époque victorienne était un symbole de stabilité et de normalité : quel meilleur modèle pour un monde profondément meurtri ? Nora est une jeune fille de bonne famille qui vit dans cette nouvelle époque victorienne. Mais la jeune fille a un caractère bien trempé, surtout depuis que la mort de son père, le docteur Dearly, l’a laissée seule avec sa mégère de tante. Mais rien ne prédisposait la jeune héritière à se faire enlever par un groupe de jeunes soldats. Surtout quand il s’avère que ces soldats ne sont plus très vivants…

Livre épais, jolie couverture, résumé alléchant, témoignages de lecteurs enthousiastes: New Victoria sort l’artillerie lourde pour attirer l’œil du lecteur et le convaincre de se plonger dans son histoire. Pourtant le début du roman est laborieux : le lecteur doit assimiler en peu de temps les singularités du monde de Nora, un monde dans lequel l’humanité a subi plusieurs crises, et vit désormais en Amérique du Sud, repliée sur ses coutumes victoriennes. Les us et coutumes que l’on a pu observer dans d’authentiques romans victoriens sont de mise, bien entendu. Mais nos héros regardent la télévision et disposent de tablettes tactiles…On n’arrête pas le progrès. Il faut donc faire connaissance avec le monde de New Victoria, et avec son héroïne, Nora, qui paraît bien agaçante lors des premières pages. Pourtant, au fur et à mesure que l’intrigue se déroule, le lecteur se prend d’affection pour la jeune fille, qui ne s’en laisse pas conter. Elle dévoile des trésors de courage et de volonté, qui en font un personnage des plus intéressants. Ce n’était pourtant pas gagné, quand le lecteur la découvre sur le point de quitter son école avec son amie Pamela, qui, de faire-valoir geignard, se mue elle-aussi en véritable femme forte. Quelle surprise !

L’autre surprise est probablement de trouver les zombies potentiellement sexy. Oui, cela semble étrange, et pourtant. Lia Habel noue très rapidement une romance entre Nora et un jeune soldat malheureusement décédé. Une idylle au délicieux goût d’interdit….Bram, ce jeune soldat, est attachant car sensible et très humain. Étonnant quand on songe qu’il pourrait très bien avoir des pulsions cannibales !

Passé le début un peu longuet et assez ennuyeux, New Victoria surprend et remonte bien vite dans notre estime : on découvre un récit plein d’action et de suspense. La romance est plutôt bien pensée, avec son lot de moments émouvants. Le lecteur découvre peu à peu ce qui transforme certains humains en zombie et Nora en apprend davantage sur son père décédé. C’est finalement un très bon roman pour jeunes adultes, qui se lit avec beaucoup de plaisir, une fois passées les cent premières pages.

New Victoria, tome 1, Lia Habel. Castelmore, août 2012.

Par Emily

A propos Emily Costecalde (592 Articles)
Emily est tombée dans le chaudron de la littérature quand elle était toute petite. Travaillant actuellement dans le monde du livre, elle est tout particulièrement férue de littérature américaine.
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7 Commentaires le Ombrelles et zombies

  1. Une chronique très agréable à lire. Je suis ravie de voir que les zombies ont été convaincants ^^

  2. J’ai longtemps hésité à le prendre, j’ai lu des avis mitigés. Mais ton article me donne bien envie de le lire, je vais sûrement le lire plus tard car pour l’instant je lis night school tome 2 ^^!

  3. Ce tome 1 a été un vrai coup de cœur pour moi. Je viens de terminer le tome 2 et malheureusement, pas avec le même enthousiasme. Il est toujours bourré d’actions seulement des personnes s’ajoutent, ramenant leurs lots de soucis et j’ai eu du mal à me prendre d’affection pour eux. Dommage.

  4. J’ai lu ce livre l’été dernier et c’était un coup de coeur pour ma part ! Merci pour cette jolie chronique 😀

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