L’Obsession : coup de maître

Avec L’Obsession, premier titre paru aux éditions Super 8, celles-ci frappent particulièrement fort : roman envoûtant et difficile à lâcher, cette histoire sera portée à l’écran avec Bradley Cooper dans le rôle principal. Elle met en scène David Neff, qui a fait fortune avec un long essai sur une enquête policière sur l’enlèvement et l’assassinat de fillettes. David a réussi à prouver que le coupable n’était pas l’homme qui a été exécuté quelques années auparavant…Mais depuis son triomphe, David a perdu sa femme et le goût de la vie. Sous anti-dépresseurs, il vit reclus chez lui, et ne tient que pour élever son fils de quatre ans.

Lorsque son éditeur vient le voir pour lui parler d’une autre affaire curieuse qui pourrait faire l’objet d’un livre, David ne peut s’empêcher de s’intéresser au fait divers. Il y a quatre ans, un ermite âgé, que personne ne connaissait vraiment et qui avait la particularité de toujours porter des moufles quand il s’aventurait dehors, a été retrouvé mort d’une balle dans l’estomac, les doigts tranchés et passés au mixeur. L’enquête a révélé que le nom qu’il prétendait avoir, Joe King, était celui d’un garçon mort des décennies auparavant, et que l’homme était millionnaire. David commence donc son enquête, qui touche de plus en plus sa propre vie. Qui était l’homme de Primrose Lane et pourquoi l’a-t-on tué ?

L'Obsession

Cela commence comme une bête enquête, puis le récit bascule progressivement vers la science-fiction, alors que le mystère s’épaissit. James Renner nous donne pourtant des pistes au début : passées les cent premières pages, le lecteur perspicace semble même savoir vers quoi s’oriente le récit. Mais il se trompe. James Renner  déroute le lecteur avec un talent indéniable. Une fois le livre refermé , il faut bien se rendre à l’évidence : tout s’emboîte à la perfection, et la boucle est bouclée. Et si le lecteur ressent effectivement le passage du thriller à la science-fiction comme une cassure, il pardonne bien vite à James Renner ce ressort un peu brutal.

Happé dès les premières pages, on ne peut que se rendre à l’évidence : le suspense est parfaitement dosé, et le style, vif et dynamique, contribue à vous rendre “obsédé” par l’histoire. Une fois parti sur les traces de l’homme de Primrose Lane, il est difficile de lâcher le livre. Malgré ces six cents pages, il est même probable que vous le lisiez d’une traite. James Renner jongle avec plusieurs fils narratifs : il reprend la première enquête de David, tout en menant la deuxième. Tout s’imbrique, et il faut s’accrocher pour tout suivre. Car les deux enquêtes de David ont bien des points en commun, et touchent intimement sa propre vie, et celle de son épouse.

C’est un récit véritablement fascinant que nous livre les éditions Super 8 avec ce titre. Une vraie bonne surprise : quoi qu’on pense, le livre ne nous entraîne jamais là où on s’y attend, et c’est tant mieux. James Renner étudie avec brio l’obsession sous toutes ses formes : un titre qui sonne bien mieux que celui du roman en version originale, The Man from Primrose lane.

L’Obsession, James Renner. Super 8, avril 2014.

Par Emily Vaquié

A propos Emily Costecalde 649 Articles
Emily est tombée dans le chaudron de la littérature quand elle était toute petite. Travaillant actuellement dans le monde du livre, elle est tout particulièrement férue de littérature américaine.

4 Commentaires

    • Il faut 🙂 Après avoir lu les trois premiers sortis, je suis personnellement totalement conquise ! Espérons que ça continue ainsi !

  1. AAAH MAIS CA A L’AIR TELLEMENT BON O___O Mais je vais tous me les prendre leurs bouquins si ça continue XD Merci de m’avoir fait découvrir :’) T’es la plus forte 😀 haha

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