Every Thing Will Be Fine, en deux mots et en 3D

Récompensé par un César du meilleur documentaire, pour son travail sur le photographe Sebastiao Salgado avec Le Sel de la terre, Wim Wenders s’était surtout distingué ces dernières années avec le film Pina, sorti en 2011. On le retrouve aujourd’hui avec son nouveau long métrage Every Thing Will Be Fine.

Every Thing Will Be Fine, en deux mots et en 3D www.cafe-powell.com

Après s’être disputé avec sa compagne, Tomas, un jeune écrivain en mal d’inspiration, conduit sa voiture sans but sur une route enneigée. En raison de l’épaisse couche de neige et du manque de visibilité dû aux conditions climatiques, Tomas percute mortellement un jeune garçon qui jouait sur la route. Suite à cet accident, Tomas, qui ne parvenait pas à confirmer dans son métier d’écrivain, s’enfonce peu à peu dans la culpabilité et la perdition, avant de parvenir à transformer cette expérience tragique en chemin d’écriture et de rédemption. Sa tragédie se transformera quelques années plus tard en succès littéraire et passera par une relation des plus singulières avec la mère du petit tué quelques temps auparavant et de son frère rescapé de l’accident.

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Sur un scénario original de Bjorn Olaf Johannessen, Wim Wenders réalise en 3D, Every Thing Will Be Fine. Notez que « Everything » est en deux mots pour accentuer littéralement “chaque chose”).  Retenue par le réalisateur pour son nouveau film, la 3D n’apporte rien à la souffrance exprimée par les personnages. C’est un choix étonnant mais qu’on peine à comprendre. Aucun effet de 3D ou de profondeur ne ressort du film. Les lunettes 3D ne servent malheureusement qu’à voir le film en 2D classique.

Certaines scènes sont émouvantes et James Franco incarne ici avec justesse Tomas, cet écrivain traumatisé qui est passé maître dans l’art de surmonter ses émotions. Néanmoins, le film manque de relief. En effet, avec Every Will Be Fine, Wim Wenders nous propose un casting de première classe, avec James Franco, Charlotte Gainsbourg et Marie Josée Croze dans un film intimiste.

Ceci étant, le film repose sur une narration assez lente qui s’étire dans la longueur en retraçant les quinze années d’une vie hantée par un événement passé que va remettre au goût du jour la victime de ce fameux incident. Le film se cloture sur une note positive, tant pour l’écrivain tourmenté que de celui de sa jeune victime.

Au final, tout ira effectivement bien pour l’un comme pour l’autre, chacun reprend le cour de sa vie et toute cette souffrance accumulée pendant toutes ces années s’estompe.

Très mal accueilli à la derniere Berlinade, Every Thing Will Be Fine doit malgré un fort potentiel et des acteurs de talent faire ses preuves auprès du public à partir d’aujourd’hui dans les salles obscures.

Par Kévin

A propos Kévin Costecalde 171 Articles
Passionné par la photographie et les médias, Kévin est chef de projet communication. En 2012, il a lancé le blog La Minute de Com, une excellente occasion selon lui d'étudier les réseaux sociaux et l'actualité. Curieux et touche-à-tout, Kévin aime les challenges, les voyages et l'ironie.

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