Killing November : bienvenue dans un internat pas comme les autres…

Killing November, Adriana Mather

ROMAN YOUNG-ADULT — Les internats ont le vent en poupe depuis le succès de la saga Harry Potter. Mais ce n’est pas franchement ce type d’école, chouette et magique, qu’a rejoint November Adley, qui se réveille à sa grande surprise entre les murs de l’académie Absconditi : en fait, soyons honnêtes… cet institut, ultra élitiste et confidentiel, est même franchement bizarre. Tout d’abord, on y enseigne plus volontiers le maniement des armes, les grandes conspirations de l’histoire et la topologie des poisons que la géographie, la SVT ou les maths. Mais où November est-elle tombée ? Que lui a caché son père ?Pire que ça : visiblement, quelqu’un en veut à sa peau. Elle n’est pas en sécurité à l’académie, et elle devra se défendre seule…

Secrets, complots, danger, tels sont les maîtres mots de Killing November, roman qui plonge son héroïne dans un véritable nid de serpents. Elle ne peut se fier à personne, et doit démêler elle-même les fils de sa présence au sein de l’école : car November comprend bien vite qu’elle a mis les pieds dans une sorte de monde top-secret et extrêmement dangereux, régi par des clans existant depuis la nuit des temps (ou presque). Elle n’est qu’un pion sur un échiquier dont elle ne comprend pas les règles. Il va lui falloir un rattrapage… et vite !

Killing November, Adriana Mather

Rythme très maîtrisé, scènes d’action éprouvantes et personnel enseignant énigmatique et parfois cruel : Killing November est un thriller adolescent calibré comme une série TV. L’autrice vient du monde du cinéma, et cela se ressent sur son écriture, qui est très visuelle et privilégie les scènes choc. L’action et le suspense sont au rendez-vous. On survole donc plus qu’on n’approfondit les secrets d’un monde qui sera sûrement détaillé dans des tomes ultérieurs. Seul bémol : le personnage de November peine à être véritablement engageant. Certes, elle est aussi paumée que le lecteur dans ce monde de clans et de rivalités permanentes, mais elle manque cruellement de personnalité. Plusieurs fois, ses paroles ou ses actions font lever les yeux au ciel. Résultat, le roman a beau être sympa, il n’est pas transcendant. Il faudra lire la suite pour se faire une idée plus complète. En revanche, les fans de Night School devraient adorer !

Killing November, Adriana Mather. PKJ, 2020. Traduit par Antoine Pinchot.

A propos Emily Costecalde 711 Articles
Emily est tombée dans le chaudron de la littérature quand elle était toute petite. Travaillant actuellement dans le monde du livre, elle est tout particulièrement férue de littérature américaine.

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