On a vu les premiers épisodes de The Good Place et…

SÉRIES TV — Le thème du paradis, de l’enfer… un grand classique, n’est-ce pas ? Aussi, quand une nouvelle sitcom made in Netflix se propose de revisiter une certaine vision de la vie dans l’au-delà, on l’attend un peu au tournant. Saura-t-elle apporter quelque chose au thème déjà vu et revu ?

De quoi ça cause ? Eleanor vient de mourir et se retrouve au bon endroit, comprendre : le paradis. On lui apprend que seuls quelques élus, la crème de la crème, sont invités à vivre au bon endroit après la mort. Que des gens bienveillants, qui ont consacré leur vie à faire de la Terre un monde meilleur. Eleanor encaisse, sourit et rejoint sa nouvelle maison. Mais le bon endroit a beau être le paradis, les gens qui l’administrent commettent parfois des erreurs. En l’occurrence, Eleanor. Qui n’est pas une personne bienveillante, mais alors, pas du tout ! En fait, de son vivant, elle était égoïste et grossière, une vraie garce. Si elle l’avoue, elle risque de se faire envoyer aussitôt au mauvais endroit… l’enfer, en somme. Il va donc lui falloir feindre la sainteté en essayant de ne pas détruire le paradis avec ses actes égocentriques. Dur, dur. Heureusement, elle a son “âme sœur”, un professeur d’éthique à la patience proverbiale, pour l’aider à rester sur le droit chemin.

Un format court, peu de personnages et le côté pétillant de Kristen Bell dans le rôle principal : tout est réuni pour que le spectateur passe un bon moment, sans prise de tête. Typiquement le genre de série dont on peut regarder un épisode juste avant de dormir. Mais probablement pas le genre de série qu’on a envie de binge-watcher.

Au bout de quelques épisodes, en effet, on a déjà l’impression d’avoir saisi tous les enjeux de la série : Eleanor fait tout ce qu’elle peut pour sauver ses fesses, ses bêtises mettent en péril tout le bon endroit, Michael, le maître des lieux, est joyeusement dépassé… on s’installe donc vite dans une routine, même si l’intrigue essaie de rebondir en nous montrant rapidement qu’Eleanor n’est pas la seule erreur de casting du bon endroit. En fait, soyons honnête : tout paradis qu’il soit, le bon endroit est un lieu plutôt… chiant. Imaginez : un endroit où tout le monde est gentil, et poli, où vous avez tout ce que vous voulez ? Ça devient rapidement assez ennuyeux à observer. Heureusement qu’Eleanor, en bon agent du chaos, est là pour mettre un coup de pied dans la fourmilière.

La série se pare d’une pseudo caution intello en la personne de Chidi, l’âme sœur de notre héroïne. Professeur de philosophie, spécialisé dans l’éthique, Chidi essaie d’aider Eleanor en l’abreuvant de discours sur la morale, le bien, le mal… C’est un vrai gentil, mais même lui sature parfois face aux bêtises d’Eleanor, qui sont les seules choses qui retiennent encore le spectateur à ce stade.

Il y a pourtant de bonnes choses, et du matériel à mêmes à foison : que dire de Janet, incarnation corporelle et un peu loufoque d’un moteur de recherche ultra performant ? Et de Michael, sorte de joueur de sims complètement dépassé par sa création ? Mais tout ceci ne suffit pas à nous donner l’envie impérative d’allumer Netflix en rentrant du boulot le soir. Enfin si… mais pour regarder autre chose.

A propos Emily Costecalde 646 Articles
Emily est tombée dans le chaudron de la littérature quand elle était toute petite. Travaillant actuellement dans le monde du livre, elle est tout particulièrement férue de littérature américaine.

4 Commentaires

  1. Haha je confirme : la série n’est plus ce qu’on croit au bout d’un certains nombres d’épisodes 🙂 Ce n’est à mon sens pas la série du siècle mais finalement, elle n’est pas si prévisible que ça, et reste distrayante (le format de 20 min aidant)

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