Mission Impossible : Fallout, un 6e opus qui se laisse regarder

CINÉMA — Sixième opus de la franchise Mission impossible (qui sévit depuis 1996 avec Tom Cruise dans le rôle principal), Fallout est la suite directe de Rogue Nation, sorti en 2015. Mais si vous n’avez pas vu le précédent, ni même les quatre premiers, pas de panique, le scénario est suffisamment lisse pour être accessible par un très très large public (y compris ceux qui, jusque-là, avaient échappé à Mission impossible).

Ethan Hunt, Monsieur Mission Impossible (interprété par Tom Cruise, donc), après avoir démantelé le groupe terroriste Le Syndicat, mené par Solomon Lane, doit arrêter ses successeurs, les “Apôtres”. Ceux-ci, aidés par deux spécialistes en armes nucléaires et en épidémies, ont prévu d’acquérir trois charges de plutonium. L’équipe de Mission impossible tente de s’en emparer mais échoue au dernier moment. Les voilà donc forcés d’aller intercepter l’échange suivant à Paris, flanqués de l’agent August Walker, une brute à petite moustache que la CIA leur colle entre les pattes, tant pour les surveiller que pour nettoyer les éventuelles erreurs. Objectif : intercepter les intermédiaires, récupérer les charges de plutonium et, accessoirement, sauver le monde.

Mission Impossible : Fallout

S’ensuivent donc quelques deux heures et demi d’actions débridées, avec force courses-poursuites (en moto, en camion, à pieds, en hélicoptère), acrobaties (en tous genres) et autres stratagèmes alambiqués, qui tentent de faire oublier la légèreté du scénario. Celui-ci, en effet, s’il offre un film dont les péripéties s’enchaînent à bon train, ne révolutionne clairement pas le genre. On y trouve donc tous les poncifs du genre : les agences qui se marchent sur les pieds, l’agent double (voire triple) qui tire les ficelles dans l’ombre, l’histoire d’amour maudite (avec ici une double dose d’amants maudits !), les méchants très méchants qui ne reculent devant rien, etc.

Heureusement, le film présente une bonne photographie et des paysages suffisamment splendides (qu’il s’agisse de Paris ou des sites naturels censément situés dans la péninsule indienne) pour occuper le spectateur quelque peu désabusé par un scénario qui ne ménage guère de surprises, mais qui prend malgré tout au jeu.

Au rang des blockbusters américains, Mission impossible : Fallout, n’a donc rien à envier à ses petits camarades. Le rythme y est, l’action au rendez-vous et l’intrigue si facile à suivre que l’on peut se permettre de sauter le visionnage des cinq premiers opus ! Idéal, donc, pour qui cherche un film de divertissement, ou à combler une après-midi pluvieuse !

Mission impossible : Fallout, Christopher McQuarrie. En salles depuis le 1er août 2018.

A propos Oihana 505 Articles
Lectrice assidue depuis son plus jeune âge, Oihana apprécie autant de plonger dans un univers romanesque, que les longues balades au soleil. Après des études littéraires, elle est revenue vers ses premières amours, et se destine aux métiers du livre.

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